Il y a une semaine, une révolution de la part du géant américain Google faisait trembler les professionnels du numérique. Il s’agit de la monétisation du service Google Maps.

Depuis son arrivée il y a une dizaine d’années sur le marché, Google Maps avait écrasé la concurrence par une quasi gratuité de l’utilisation de l’écosystème cartographique. Mais Google en a décidé autrement et change les règles.

Soyons clairs : l’application Maps que vous utilisez sur votre smartphone ne devient pas payante. Non. C’est l’utilisation du service par les entreprises qui le devient. Monétisation qui a créé un vent de panique, plutôt justifié au moment de sa mise en place.

En effet, avant de devenir payant, les entreprises pouvaient utiliser Google Maps assez librement, le seuil de vue d’une carte étant relativement large. Une carte pouvait donc être vue 25 000 fois / jour sur le site d’une entreprise, sans que cette dernière n’ait à débourser le moindre sou. Mais toute bonne chose ayant une fin, les nouveaux tarifs sont radicalement différents. Aujourd’hui, une entreprise peut utiliser gratuitement la carte Google pour… 28 000 vues / mois ! La tarification se paie ensuite par lot de 1 000 vues supplémentaires.

Pour les entreprises qui dépassent les quotas gratuits, les choses vont changer du jour au lendemain : elles vont devoir payer, parfois cher, pour un service qui a longtemps été mis à disposition gratuitement.

 

Mais cette nouvelle sonne le réveil des concurrents

Cette annonce a eu pour effet de réveiller une concurrence, jusque-là, très discrète. Nombreuses sont les entreprises concurrentes qui se retrouvent sous le flot des demandes de la part d’entreprises dépendantes de la solution de Google. Beaucoup se tournent vers d’autres services de cartographie, pour ne pas se retrouver démuni de carte sur leur site.

D’autres choisissent OpenStreetMap (OPM), un projet associatif mondial, de constitution de données cartographiques accessibles à tous, qui devient du coup un acteur clef du secteur. OPM a l’avantage de fournir des entreprises de services cartographiques, offrant donc à ces dernières la possibilité d’un retour sur le marché et de concurrencer Google Maps : pour 1 000 cartes téléchargées, OPM est à 0,50 dollars contre 7 dollars pour le géant américain. De quoi bousculer l’ordre naturel en place.

Un retour à la normale pour la donnée de base, à l’origine gratuite, mais devenue payante lorsqu’elle intégrée aux services d’une entreprise.